Mouvance présidentielle du Mali: L’Adema veut – il un divorce ?

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A la veille des élections générales de 2018, la coalition pour le soutien de la candidature du président IBK se désolidarise progressivement. Le démembrement de la mouvance présidentielle se poursuit à tour de rôle. Après ADP-Maliba et le Yéléma, le parti des abeilles veut rompre ses relations politiques avec la formation présidentielle dans le cadre des perspectives de l’horizon 2018. L’information nous est parvenue d’une source très proche du président du parti, Pr Tiémoko Sangaré, non moins ministre des mines de l’actuel gouvernement.

Les abeilles malgré fidèles à tous les régimes qui se sont succédé à Koulouba depuis le départ de leur mentor. Cette option se définit comme elle étant comptable de tous les bilans. Cela pour certains les observateurs qui interprètent comme l’opportunisme politique, c’est-à-dire une attitude étant de nature à sauvegarder ses intérêts politiques. Certainement avec ce départ déjà annoncé dans les coulisses, selon des sources proches, n’est pas encore officielle mais ne serait tardé à se matérialisé, et constitue sans nul doute un frein à l’assurance donnée par le parti au pouvoir pour la réélection de son mentor, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita pour sa réélection. L’Adema, selon les sources, a longtemps préparé cette rupture malgré la présence de certains de ses membres dans le gouvernement qui ne se sont pas inscrits en droite ligne des objectifs de la majorité présidentielle. Cette démission de la mouvance présidentielle attendue serait certainement la première du genre dans son histoire.

Ambition ou stratégie des jeux politiques ?

En tout cas, l’unanimité est faite  sur le constat que les relations entre la coalition de formations politiques et l’Adema PASJ connaissent bien un refroidissement.  C’est  la discorde, voire un divorce, selon les observateurs de l’échiquier politique malien. Pour preuve aux dires d’une source bien introduite de l’Adema lors d’une réunion interne entre les abeilles, la démission des ministres  du parti de l’actuel gouvernement  avait été abordée  n’ayant pas fait l’unanimité au sein du bureau exécutif, a tardé la nouvelle à être officielle. De cette même  source, l’Adema aurait été déçue de la  gestion du pouvoir en place et  n’aurait hésité de juger le bilan d’IBK insatisfaisant pour relever les défis majeurs qui l’attendaient.

Selon notre interlocuteur, le dossier de la révision constitutionnelle aura agrémenté la situation. L’Adema a dévié sa vocation au départ   était perçue sous l’angle de la concurrence. Le parti des abeilles doit se servir comme un moyen de suivi et d’évaluation du régime après son départ du pouvoir en 2002. De l’avis de certaines personnes mieux averties, les abeilles  ne devaient  aucunement  demeurer comptables de tous les régimes à leur passage au trône.  Cela explique que les responsables ont étalé leur cupidité  en contribuant volontairement  à la dérive  de la nation tout entière.  A leurs dires, l’Adema  après avoir enregistré  une défaite à la course pour le fauteuil présidentiel devait  initier volontairement  à redonner une vie active et  conséquente à l’opposition pour envisager un ouf de soulagement à la population. Car, précisent – elles, le statut et l’expérience que les ténors du parti détiennent ne permettent pas de servir les régimes dans une logique d’administration du pouvoir.  Donc le parti des abeilles se réserve plus importance à l’opposition qu’à la majorité présidentielle. Cet état de fait est plus stratège que politique pour le bonheur  de la démocratie malienne. Sinon, il serait difficile de faire la rupture avec la notion de partage de gâteau sur la scène politique à la compréhension malienne. En somme, le départ de l’Adema de la mouvance présidentielle serait le bon signe de l’éveil de conscience des politiques  afin de conceptualiser la démocratie malienne en ligne adéquate et cohérente.

Source: La Plume

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