SÉQUESTRATION DES FEMMES AU COURS DES CEREMONIES DE MARIAGE : Pourquoi cette pratique ?

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Maintenant, de nombreuses cérémonies de mariages sont accompagnées des séances de séquestration à Bamako. Cette attitude infiltrée dans notre société est majoritairement pratiquée par plusieurs personnes ignorant l’origine et le sens de la chose.

De nos jours la séquestration ou le bahutage dans le jargon militaire  est devenu une pratique incessante. On constate une amplification des faits de jours en jours. Plusieurs personnes de disciplines différentes ou même des associations imitent nos forces de l’ordre en ignorant surtout l’origine ou la cause de cette pratique qui peut souvent avoir des  conséquences. Ils sont entre autres les  chauffeurs de taxis,  de sotrama, de camion, des mécaniciens, des bouchers pour n’en citer que ceux-ci.

Jadis l’armée était reconnue comme seule actrice de cet acte. Il est de coutume entre seuls les élèves militaires officiers de se transmettre cette tradition. Comme le dit le colonel Souleymane Maïga ancien directeur général  de l’information et des relations publiques de l’armée  (DIRPA) « Il aguerrit l’homme officié en lui permettant de comprendre certaines règles qui lui forgent en la vie militaire. Il consolide aussi la cohésion des membres de la famille de l’officier de génération en génération. C’est une activité indispensable dans la formation de nos cadres militaires. C’est ce  qui  reflète sur les différentes cérémonies de mariage militaires. Les cadets apprennent à la femme ou au mari civil quelques règles qui régissent les officiers. Mais malheureusement  nous constatons beaucoup de dérapages au niveau des personnes qui s’adonnent à cette pratique tout en ignorant le sens. Certains arrivent même à  brutaliser la conjointe ou le conjoint ».

 

Après un constat de plusieurs cas d’irrégularités, le chef d’État major général en son temps, le Général Gabriel Poudiougou formula une lettre en 2011 qui circula dans tous les départements militaires  pour suspendre le bahutage au cours des cérémonies de mariages. Et cela n’a été que de courte durée car une autre lettre de l’État major datant de 2013 annule cette suspension.

Il est important de souligner  que parmi tous les grades de l’armée, seuls les officiers c’est-à-dire les ressortissants de l’Ecole Militaire Inter Armes (EMIA) sont autorisés à faire cet acte lors des cérémonies de mariages.  Mais de nos jours on remarque que même les citoyens lambda s’y prêtent, ce qui aboutit souvent à des désagréments.

JERÔME E DRABO

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