38 VILLAGES ET ASSOCIATIONS ÉTAIENT À UNE RENCONTRE À LA MAISON DES JEUNES DE BAMAKO LE SAMEDI DERNIER À L’INITIATIVE DE L’AJBM SUR LA QUESTION SÉCURITAIRE DU PAYS BUWA.

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Face à la recrudescence de l’insécurité dans le pays Buwa (Buwatun), plusieurs Associations et Villages de la zone ont tenu une rencontre le samedi 29 juin 2019 à la maison des jeunes de Bamako à l’appel de l’Association des Jeunes Buwa du Mali (AJBM) en présence des élus municipaux, nationales et du président de l’association présence Buwa Niimi

Salle pleine, l’inquiétude sur tous les visages pouvait-on lire en signe du souci que chacun a, pour le Buwatun. Avant l’entame de la question sécuritaire du pays Buwa qui était l’ordre du jour, l’hymne national, à d’abord été retenti dans la salle en signe d’unité et d’attachement à la nation.

Le président de L’Association des Jeunes Buwa du Mali, Pierre Dackouo a, dans son intervention d’ouverture, souhaité la bienvenue à tous ceux qui ont fait le déplacement avant de parler des multiples attaques au Pays Buwa et de la présence des chasseurs traditionnelles Dozos dans la zone.

Le Maire de la commune de Sanékuy, Manzakuy Dembélé a, au nom de la municipalité du Buwatun, s’est dit très ravi de cette rencontre avant d’affirmer, «Nous avons alerté le gouvernement sur la situation sécuritaire de notre territoire et jusqu’à présent on a vu personne pour nous sécuriser »; « L’affaire des Dozos et de la sécurité est très délicate à résoudre ». Et souhaite que le gouvernement renforce la sécurité dans la zone.

Le président de présence Buwa Niimi, la plus grande association des Buwas du Mali, Raphaël Diarra a, tout d’abord remercié l’AJBM, avant de dire que la question sécuritaire du Buwatun n’est pas nouveau, car elle remonte de 2012 et enchaîne en disant que «depuis 2014 – 2015 la question à muer avec des attaques dans la partie nord du Buwatun ; aujourd’hui avec la dégradation de la situation sécuritaire du centre, la situation est en train d’en pirée chez nous ». Il y a les paramètres ; à savoir celui de la nécessité d’être protégé, de se protéger. «Cette sécurisation du pays est en train d’être imposé par l’extérieur ». C’est un problématique assez complexe face à nous, mais de tout ça cultivons le vivre ensemble. Quant aux actions à mener, “nous allons le faire avec les autorités et au delà de la sensibilisation, nous allons envoyé une délégation dans le Buwatun pour en savoir plus sur leur situation sécuritaire ” a-t-il martelé.

Le représentant des élus nationale, l’honorable Abdoulaye Dembélé, dira pour sa part que la sécurité du pays Buwa réside dans ses traditions “pour notre sécurité, notre culture compte ”. Rappel que l’arrivée de l’insécurité dans le Buwatun remonte en juin 2015, en citant plusieurs attaques qui ont eu lieu entre 2015 et 2019.

En clôture, la rapporteuse, Djénéba Théra de l’AJBM, dans sa lecture a livré les solutions recommandés à l’issue de la rencontre avec comme premier point, l’appel de tous les jeunes Buwas hors du Buwatun à l’union sacrée et à la recherche d’une solution administrative, en deuxième point, l’information et l’implication de la population sur la situation sécuritaire de la zone (c’est ce manque qui incite certains à intégrer les groupes Dozos et d’autres le refusent). Et propose en troisième point une solution qui est la mise en oeuvre d’une commission de sécurité composée d’un membre de chaque villages et à cette commission un rapport sera fait, très bien détaillé, qui aidera à faire des visites sur le terrain, à organiser des forums pour la paix et la sensibilisation.

Vinabé Dena

Lemalien.com

 

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