Coordination de l’AEEM, deux bureaux qui souffrent de légitimité

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Siriman Seydou Niaré et Manissourou Koné dit Cabral se réclament chacun coordinateur de l’Association des Élèves et Étudiants du Mali ( AEEM ). Après deux mandats à la tête de l’AEEM, M. Niaré avec la complicité des autorités a brigué un 3ème mandat à la faveur du 31ème congrès de l’association estudiantine du Mali. Mécontentement de ce forcep, M. Koné dit Cabral et ses alliés ont tenue un autre congrès pour le designer secrétaire général de la coordination de l’AEEM.

À l’approche du congrès de l’association, plusieurs secrétaires généraux avaient réagi suite à l’intention de Siriman Seydou Niaré de se présenter pour un 3ème mandat. Nul ne peut briguer un autre mandat au-delà de deux, ont expliqué les démissionnaires du bureau de Siriman avant la date du congrès.

Comment Siriman Seydou Niaré a pu obtenir son 3è mandat ?

L’AMS-UNEEM, Amical des Militants et Sympathisants de l’Union Nationale des Élèves et Étudiants du Mali en a joué un grand rôle. Soucieux de l’apaisement du climat au niveau scolaire et universitaire, ce regroupement des amis et anciens camarades de Abdoul Karim Camara dit Cabral avait soutenu Siriman pour l’atteinte de cet objectif. Deux mandats après, les doyens de l’AEEM le considère toujours comme l’homme idéal de la situation. Et vient l’appui du gouvernement pour le maintenir.

En 2022, Siriman Seydou Niaré et ses camarades avaient lancé un vaste mouvement de grève. Si dans la forme l’objectif était pour réclamer les droits des élèves et étudiants, dans le fond tout était faux. C’était une sorte de pression pour se maintenir.

Manissourou Koné dit Cabral, peu connu et ses éléments contestent et mettent en place leur bureau, le 14 mars dernier.

Le 17 mars, date anniversaire de la disparition de Abdoul Karim Camara dit Cabral, ancien secrétaire général de l’Union Nationale des Élèves et Étudiants du Mali ( UNEEM ), les deux coordinations avec leurs soutiens se sont présentés pour la marche menant au rond-point Cabral à Lafiabougou. Se fut un lieu d’affrontement en présence du ministre d’État, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, porte-parole du gouvernement, Colonel Abdoulaye Maïga. C’était du jet de pierres contre gaz lacrymogènes.

Le climat actuel est tendu dans les établissements scolaires et universitaires. Une situation qui met à nue la légitimité des deux hommes.

Vinabé DENA

Lemalien.com

 

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