Quinzième édition du festival sur le Niger/deuxième édition de Ségou’Art : La ville de Ségou devient la capitale d’art contempoarain de l’afrique et le reste du monde pendant une semaine

0
97

Durant sept jours, du 02 au 09 février  2019 la ville de Ségou détient le monopole de l’Art contemporain de l’Afrique et le reste  du monde. Face à des conférences artistiques et aux différentes expositions, la musique a attiré plus des gens.

C’était du chaud. À Ségou, les artistes musiciennes et musiciens ont  su couper le sommeil à une grande partie du monde.Du début à la fin, de la place du foire au Centre culturel kôrè en passant par la Fondation, la mobilisation était considérable. Les deux dernières nuits étaient les plus chaudes et les plus spectaculaires. Elles ont coïncidées  avec le week-end.

Plus de soixante voitures personnelles ont quitté Bamako et d’autres régions du Mali pour Ségou. Trois grands bus de transport ont été loués par des jeunes en route pour la Fondation, lieu du chaud et d’extase. Les motos étaient innombrables. Aucun accident n’a été enregistré.

La sécurité semble être très efficace à Ségou. Géographiquement, la Fondation, lieu où se tenaient les concerts géants fait face à un camp militaire. Malgré la présence de la sécurité civile sur le terrain, les militaires dudit camp étaient sur le pied d’œuvre. Ils ont joué aussi le rôle des forces de d’ordre.

Quelques artistes invités

Le couple Amadou et Mariam du Mali, Ami Yèrè Wolo du Mali,  Master Soumy du Mali, groupe fanfares de l’Allemagne, le jeune  Monsa de la Mauritanie, Kader Tarhanine du Mali et de l’Algérie, Vieux Farka Touré, Dabara junior, Abdoulaye Diabaté et pleins d’autres.

Les derniers à jouer ont mobilisé plus du monde. Parmi eux l’on peut citer: Van Guitard, malien et tappe bien son instrument à six cordes. Il a fortement été applaudi. Après Van, montent Amadou et Mariam sur la scène. Au moment où ils montaient, les crus de joie étaient inimaginables. Les spectateurs risquaient de monter au podium. Le couple Amadou et Mariam. Deux artistes musiciens de renommée internationale. Aveugles des yeux et très clairvoyants de cœurs, Amadou et Mariam ont fortement été applaudis. Ils chantent la paix, l’amour, la fraternité, le panafricanisme et la mondialisation.

Après eux, le dimanche soir, l’équipe d’Ami Yèrè Solo chauffe les les spescteurs. Ami Yèrè Wolo est une jeune rappeuse malienne, une jeune diplômée des universités. Elle rappe avec mesure, en français clair sans insultes ni injures, mais conseils et guidance.

Ami Yèrè Wolo rappe en français clair et Bamanankan avec deux des ses collaboratrices. Son message invite les jeunes à une prise de conscience et au travail ainsi. Ça incite les femmes à la responsabilité et la promotion du Rapp féminin. Après une disaine de minutes chaudes, Ami Yèrè Wolo céda la scène au Mauritanien Monza.

Il chantait et faisait chanter les spectacteurs. Comme les autres, il céda la scène à ses ayants droit. Celui qui montrera est un chanteur révolutionnaire. Ses mots sont mesurés et ses textes bien soignés. On l’appelle Master Soumy. Il a fait bougé les gens.

Il n’y a pas eu que des chanteurs maliens. Il y’a eu aussi des guitaristes allemands avec des fanfares à couleur dorée. Ils ont su maintenir la foule.

Autres artistes, peintres et sculpteurs

Ils sont venus d’Afrique et de l’Occident. À noter que ceux de l’Afrique sont venus par merites car testés et sélectionnés suite à un appel à la candidature internationnale. Il s’agira ici de Gillian Stercey ABE d’Ouganda, d’Assi Herbert ALLE de la Côte d’Ivoire, de Gemeni H. VAGHELA de Kenya, de Fatima Boulamane de Maroc, d’Abdoulaye KA du Sénégal, de Luabingui Marius Kabemba de la RDC, de Liby Ousmane LOUGUE du Burkina Faso, de Modibo DOUMBIA du Mali. Leur liste est longue.

Le festival sur le Niger est un moyen pour les personnes physiques et morales pour vehiculer leurs messages auprès de leurs cibles

Le projet Keneya de l’USAID sensibilise les jeunes sur le dépistage et le planingue familial. Des jeunes distribuaient aux prospects des préservatifs et expliquaient aux mamans et futures mamans les méthodes à suivre pour espacer les naissances. Mariam SANÉ spécialiste en renforcement des capcités – projet USAID Kènèya explique  aux visiteurs que leur équipe n’est là que pour servir les nécessités sans aucun rond.

Autres artistes seniors invités pour exposer dans la deuxième édition de Ségou’Art

Philipe DOADARD d’Haït, Janet GOLDNER des USA, Leslie LUMEH de Libéria, Dominique ZINKPÉ de Benin, Soly CISSÉ de Sénégal, Barthélémy TOGUO de Cameroun, Amahiguéré DOLO du Mali, Valérie OKA de la Côte d’Ivoire, Siriky KY de Burkina Faso.

Tout n’était pas rose.

Mohamed Dicko et Hassane Cissé sont des jeunes visiteurs. Ils ont quitté Bamako uniquement pour cette 15ème édition du festival sur le Niger aussi appelé Ségou’Art2 ou 2ème édition de Ségou’Art. Mohamed et son ami Hassane Cissé se plaignent de l’insuffisance des places et de l’étroitesse des lieux du spectacle. Ils ne sont pas seuls. Des milieux d’autres partagent leur colère.

Aly Ousmane SARRE

 

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here