PORTRAIT : un activiste environnementaliste engagé

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Alou Cissé est un trentenaire de teint noir avec un visage soucieux pour l’environnement malien. Danseur chorégraphe, il est également le Directeur artistique de la compagnie (grin de danseur). Son combat est d’interpellé la population et les autorités sur les enjeux de la destruction de l’environnement à travers l’art. Il exerce ce métier depuis 2004 jusqu’à nos jours. Pour lui, la nature et l’environnement font partie de sa personne même.

Alou Cissé a pour vocation, sauvé l’environnement. Il dit être meurtrie de voir la situation de l’environnement malien aussi dégradée. La déforestation grandissante au Mali le laisse perplexe. Selon lui, chaque année la mère nature malienne perd de sa beauté et de sa splendeur à cause  destructions massives des forêts par des exploitants forestiers, agricoles et minières et surtout que nos forêts sont devenus le nid des Djihadistes. Alou Cissé a instauré et participé à plusieurs projets de sauvegarde de l’environnement, notamment des projets de reboisement à travers les villes

Sa motivation de défendre l’environnement, surtout sauvé l’environnement des déchets plastiques, lui ai venu à travers les critiques de certains collègues étranger qui étaient venu en visite au Mali et qui ont traité son pays de (pays sale) en voyant des sachets plastiques partout sur leurs trajet à travers la ville. Depuis ce jours, puisqu’il les donne raison malgré lui car réellement la capital est  encombré de sachets plastiques, il décide alors de créer une association nommé  CADS (Convention et Action pour le Développement de Sabalibougou), qui s’est fixé comme objectif, une ville propre sans sachet plastique. Avec cette association composée de jeunes et femmes âgée, ils se réunissaient chaque samedi et dimanche pour nettoyer les rues d’un quartier de la capital Bamako. Muni de balai, de pèle et de poubelle, ils nettoyant chacun de ces quartiers et brulent les ordures.

Le manque de fond fait défaut

Malheureusement, ne bénéficiant d’aucun aide financier, l’association n’a pu ternir très longtemps car ces jeunes et femmes s’attendaient à une récompense. Outre les difficultés financiers, le jeune Alou nous dira avec beaucoup de peine que dans ces activités de sensibilisation, certains le traite de paresseux, de fous et d’opportuniste car pour ces personnes, le jeune Alou mènent ces activités juste pour se faire voir et attiré l’attention d’éventuel investisseur dans ces domaines. Ils ne comprennent pas ce qu’il fait et parfois il est brutalisé et reçois même des menaces très graves.

Il ajoute qu’il a sollicité beaucoup de fois les autorités et les médias de l’aider à valoriser et à ses activités et à changer l’image du pays avec lui mais qu’il n’a reçu presque aucune aide…

Il appelle les autorités à prendre plus au sérieux cette question de dégradation de l’environnement par ces sachets plastiques non bio dégradable communément appelé en langue bambara « fila fila manani » (qui veut dire, les sachets de 10 FCFA). Car la seule lutte des activistes ne suffit pas. Il faut que l’Etat adopte une loi pour sévir. Ils les invitent à freiner la rentré en territoire malien toutes ces plastiques qui viennent selon lui des pays voisin en traversant la douane malienne. Ils les invitent également à interpelé toutes les usines maliennes qui produisent ces sachets, soit il les modifié en sachet bio dégradable ou en sac en papier, ou qu’ils appliquent une sanction sur eux. Ils appellent aussi la population à ne plus jeter par terre n’ importe où ces sachets, pour lui, si seulement chaque famille pouvait faire le tri des ordures et brulé ces sachets, cela aidera beaucoup avant de trouver une solution durable. Il dira avec désespoir que ‘’ l’environnement souffre beaucoup, la nature souffre beaucoup et nous population aussi souffrons beaucoup à travers ces déchets plastiques. Il ajoute qu’il n’est pas un activiste contre le gouvernement mais qu’il est un activiste contre toute personne qui détruit notre paisible environnement.

Un besoin de soutien qui manque à l’appel

Ce qu’il le tient à cœur aujourd’hui, c’est d’avoir du soutien pour mener à bien son projet de sensibilisation pour l’éradication complète de ces sachets plastiques. Car pour lui, ce qu’il fait déjà à Bamako sur sa moto à travers la ville est nettement insuffisant pour une population qui a du mal à voir le mal que ces déchets font sur l’environnement. Il voudrait avoir des moyens financiers et humains pour faire du porte à porte à travers tout le pays pour sensibiliser la population sur les réels dangers des sachets plastiques sur l’environnement. Il voudrait faire des installations plastiques sur les trois pond de Bamako, des dessins, des films …. Pour mieux faire comprendre à la population sur les dangers et sur la nature et sur l’être humain lui-même. Il aimerait également pouvoir faire construire à travers le Mali, des usine qui ne fabrique que du bio dégradable.

Pour le moment, son seule moyen est de s’emballer ainsi que sa moto avec ces plastique lors de ses passages dans ses lieux de sensibilisation pour montrer à travers cette image de lui emballé que c’est de cette même manière que ces plastiques emballe la nature et l’environnement, l’emballe si fort que si rien n’est fait à temps, ils risquent d’étouffé la mère nature. Il appelle cela une présentation corporelle et matérielle. Il roule ainsi à travers la ville pour sensibiliser.

Les résultats obtenus font sa joie

Il nous raconte avec un aire joyeux que néanmoins avec ses maigre moyens, il a pu convaincre les habitants de quelques quartiers de la ville qui ont pris l’habitude de nettoyer leurs rues les samedis et dimanche et ceux-là à leur tour ont commencé à parler de lui autour d’eux et à sensibiliser d’autres à faire comme eux, il se réjouit de ces résultats. Il cite également la ville de GOUNDAM, une ville du Nord Mali qui est cité aujourd’hui comme ville propre grâce à son passage là-bas. Il raconte également qu’il a été invité à un festival en France plus précisément l’Université de Nantes pour faire un théâtre sur la sensibilisation à travers les sachets plastiques, donc voyant ce théâtre, Beaucoup ont commencé à le suivre sur les réseaux sociaux et à adhérer à sa cause.

Pour finir, il ajoute que ce n’est pas que les sachets plastiques qui détruisent la nature et l’environnement, il y a beaucoup d’autres choses notamment les gazes toxiques, les fumées des usines, les engrains excessifs, la déforestation, l’utilisation des engins qui détruisent sol… Donc pour lui, pour sauver notre mère nature, il y a beaucoup de combats à mener car la situation urge et il faut que les autorités se penchent très vite sur cette question.

Il invite les autorités à instaurer des grands projets de reboisement et des projets visant à sécuriser les forets sur toute l’étendue du territoire malien.

Lucrèce Kanté

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